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mercredi 7 octobre 2009

Quand la droite ressemble au PS, mais en plus fou !

Il faut les chercher dans les recoins ces informations; un court recueil mais représentatif.

La presse "officielle", trop stalinienne, pour reprendre l'expression d'un pit-bull menteur de Sarko, n'a aucun intérêt à mettre en avant les dissentions et folies de la droite au pouvoir. Elle préfère parler de la gauche que quand celle-ci tape sur la gauche.


Alain Juppé ne mâche pas ses mots à propos de la réforme territoriale de Nicolas Sarkozy

ET PAN- Il a toujours affirmé qu’il gardait sa liberté de parole. Et il s’y tient. Dans une interview publiée aujourd’hui dans le quotidien Sud-Ouest, Alain Juppé tacle méchamment Nicolas Sarkozy sur le projet de réforme territoriale. Pour l’ancien premier ministre ce projet n’est en rien un «bouleversement. Mais c'est toujours pareil avec Sarkozy, on vous dit que c'est une rupture avec tout ce qu'on a fait par le passé... C'est une transition.» Quant à la suppression de la taxe professionnelle versée jusqu’à présent par les entreprises aux collectivités locales, le maire de Bordeaux qui s’exprime là en tant que vice-président de la CUB (communauté urbaine de Bordeaux) estime que «le gouvernement cherche la provocation.» Il rappelle que «le président Sarkozy avait promis une compensation euro par euro mais il avait oublié de dire pendant un an.» Le maire de Bordeaux estime que «dès la deuxième année, la CUB perdrait plusieurs millions. C'est tout de même se foutre du monde.» Enfin Alain Juppé critique également les modalités d’élection des conseillers territoriaux que le Président de la République veut réformer en profondeur. «Ce sera un changement très profond, justifié par deux motifs» souligne le vice-président de la CUB qui poursuit : «Le premier, quelque peu démagogique, est de diminuer le nombre d'élus ; ce qui fait toujours plaisir. Le deuxième est d'amorcer le rapprochement entre la collectivité régionale et la collectivité départementale.» «Comment ces conseillers seront-ils élus, on ne le sait pas» s’interroge-t-il, «il faut attendre la loi qui n'est pas déposée.»

S.L.


Clearstream : Clément raconte la pression de Villepin et Sarkozy
Par David Servenay | Rue89 | 07/10/2009 | 20H00

C'est l'une des nombreuses perles de l'enquête menée par Mathieu Delahousse, confrère du Figaro, sur les mœurs de la place Vendôme, « Justice le ministère infernal » (Flammarion), à paraître la semaine prochaine. La scène se déroule au printemps 2007, avant l'élection présidentielle, au moment où la presse déballe l'affaire Clearstream 2.

Pascal Clément est alors le garde des Sceaux et voici comment il se retrouve pris entre le marteau et l'enclume :

« Je reçois un matin sur le téléphone interministériel un appel de Dominique de Villepin [alors Premier ministre, ndlr] :

- Tu as vu la presse ! Il n'y a plus de secret de l'instruction… Ce n'est pas possible ! Il faut poursuivre !

Il me demandait sans le dire de poursuivre les avocats de Nicolas Sarkozy suspectés d'alimenter la presse. Deux heures plus tard, coup de téléphone de Nicolas Sarkozy [alors ministre de l'Intérieur, ndlr] :

- Allô Pascal ! Tu as vu ce qu'a fait le Premier ministre ! Tu as compris ce qu'il a fait ! Qu'est-ce que tu attends pour le poursuivre ?

Je raccroche bras ballants : je suis cerné ! Le lendemain, au Conseil des ministres, le Président [Jacques Chirac, ndlr] se penche vers moi et me glisse :

- Dis-moi Pascal, comment fais-tu avec ces deux fous ?

Je rétorque :

- Monsieur le Président, si vous saviez comme vous dites vrai…

Cela m'a touché et stabilisé. Cela m'a calmé. Comment je faisais avec ces deux fous ? Je faisais comme je le pouvais ! Je n'avais rien raconté au Président mais il avait tout deviné : j'avais la pression du Premier ministre et du ministre d'Etat, ministre de l'Intérieur ! Qui dit mieux ? (…) J'ai fini par ordonner moi-même des poursuites contre X pour violation du secret de l'instruction.

Cela a sacrément calmé le jeu. Je ne l'ai pas fait parce que Dominique de Villepin me l'avait demandé mais parce que les articles de presse étaient permanents et nourrissaient sans cesse le feuilleton. »

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lundi 5 octobre 2009

La dette et le déficit vus "par le front de gauche" ou tous contre Benoît !

Os recomiendo amigos españoles esta lectura, mas bien: à nos amis espagnols gabachophones !!!, qui leur permettront de situer l'Espagne à l'échelle européenne et le débat exclusivement centré sur le déficit qui existe actuellement en Espagne, ... , ou comment confondre la fin et les moyens.
Cet article gagne à être lu, non pas parcequ'il tape sur Benoît Hamon, mais pour être une anlyse de fond de la dette (des dettes en europe) et par le fait qu'il présente des ébauches de solution, réabordant le thème du protectionisme en Europe, la sortie de l'euro ... Tout n'est pas à prendre dans la mesure ou le parti pris de l'auteur s'inscrit dans le clivage PS/Front de gauche; et par le fait aussi que Marianne est là pour taper sur le PS, tous est bon pour sauver Bayrou!.
Mais bon, il n'est pas mauvais de faire un tour de ce côté là, car en marge de mettre en exergue l'inacomplissement programatique du PS, il nous reste la gestion de Fillon et de Sarkozy pour pleurer, ou le productivisme- consumérisme du front de gauche qui ne tourne pas la page sur la société de production.


Dette: Benoît Hamon n'a rien compris! /(Marianne !!!)

Jacques Sapir - Economiste Lundi 05 Octobre 2009 à 07:01 Lu 3720 fois

Jacques Sapir n'a pas apprécié les récentes déclarations de Benoît Hamon sur l'endettement de l'Etat. Le directeur d'études à l'EHESS, qui a apporté son soutien au Front de gauche lors des Européennes, les juge «idiotes» et surtout «incohérentes». Car le discours de Benoît Hamon sur ce sujet n'est pas le même quand il est porte-parole du Parti socialiste et lorsqu'il intervient en tant que leader du courant «Un Monde d'avance»...

L'annonce par François Fillon d'un budget pour 2010 avec le déficit record de 8,5% du PIB a provoqué de nombreuses réactions. Jean-Pierre Raffarin a ainsi, sur Canal+, trouvé ce chiffre trop important. Il est dans son rôle traditionnel et cela n'étonne personne. Par contre, les déclarations de Benoît Hamon le 27 septembre selon lequel la France « était ruinée » sont beaucoup plus surprenantes (1). Elles ont été confirmées, mais ceci est un peu moins surprenant, par des déclarations allant dans le même sens de François Hollande.


Ainsi, les socialistes se seraient convertis à la rigueur budgétaire ?


Venant après leur conversion à l'Europe libérale, ceci ne serait guère étonnant, si cela n'introduisait une dissonance majeure dans leur discours. Disons-le tout net : il est peu probable que les socialistes gagnent en crédibilité sur cet argument, mais ils perdront certainement celle qu'il pouvait encore conserver, et en particulier Benoît Hamon, sur d'autres arguments comme la politique industrielle ou le protectionnisme européen (2).


Benoît Hamon est-il idiot ? (1/3)

Dette: Benoît Hamon n'a rien compris!

Il faut tout d'abord reprendre les chiffres, et visiblement Benoît Hamon ne les connaît pas, ni tous ceux qui tiennent un discours catastrophiste sur la dette.


Tout d'abord, il est clair que la France n'est pas spécifiquement ruinée. Elle se trouve même légèrement au-dessous de la moyenne de la zone Euro avec 81,5% prévu pour 2010 contre une moyenne pondérée de 83,6%. Ensuite, la dette ne s'accroît pas en France plus vite qu'ailleurs.


Dette: Benoît Hamon n'a rien compris!

Ici encore, on constate que la France est dans la moyenne des pays industrialisés. La dette s'accroît bien plus vite chez les ex-« bons élèves » que furent les Pays-Bas, la Finlande, l'Irlande et l'Espagne. Il est vrai que pour les pays les plus endettés il n'y avait guère de marges de manœuvres (Italie, Grèce et Belgique).


Cependant, ceci ne donne qu'une image partielle du problème de l'endettement. À la dette publique, encore faut-il ajouter celle des ménages et celle des entreprises. Et là, une surprise nous attend. En 2006, la France était le moins endettée de tous les grands pays d'Europe (Figure 1 ci-dessous). Ceci était dû à la relative faiblesse de l'endettement des ménages. Les deux champions de l'endettement étaient l'Espagne et la Grande-Bretagne. Quant aux États-Unis, avec plus de 240% de dette globale, ils apparaissaient bien comme les champions toute catégorie.


Si l'on regarde maintenant 2010, avec des calculs supposant que les ménages se désendettent dans tous les pays où ils sont fortement endettés, et que l'endettement des entreprises tend à s'accroître, on constate alors que l'endettement de la France reste légèrement inférieur à celui de l'Allemagne, et très nettement inférieur à celui de la Grande-Bretagne et de l'Espagne (Figure 2 ci-dessous). Il est exact que ces chiffres n'incluent pas, et cela est vrai pour TOUS les pays, la totalité de la dette publique. Ainsi, certains des comptes sociaux, ou la dette garantie par l'État de certaines entreprises aux Etats-Unis, ne sont pas inclus dans la dette publique. Les chiffres ici doivent être compris comme des chiffres comparables mais non pas complets.



Dette: Benoît Hamon n'a rien compris!






Dette: Benoît Hamon n'a rien compris!
Cependant, la différence entre ces chiffres comparables et les chiffres réels est à peu près la même suivant les différents pays. Aussi est-ce pour cela que l'on utilise ces données (3).

Il est enfin exact que la structure de l'endettement explique aussi ces différences entre les pays et ces prévisions pour 2010. Mais, toute dette doit bien être un jour (normalement) payée, qu'elle soit privée ou publique. La seule réalité qui compte est celle de l'endettement global des agents de l'économie et non la simple dette publique. Pour avoir oublié cette réalité, tel un Peyrelevade, ou feu un Raymond Barre, Benoît Hamon mérite, si ce n'est un bonnet d'âne, du moins qu'on lui tire (un peu) ses oreilles.

Benoît Hamon est-il idiot ? (2/3)

Il faut maintenant revenir sur le fonds de l'argumentation. Dans une récession, si l'on veut faire de la relance, il n'y a pas d'autres solutions que d'injecter de l'argent, et cela s'appelle le déficit budgétaire. Même le modèle IS-LM, qui est à Keynes ce que la musique militaire est à la musique et les restaurants universitaires à la gastronomie, le montre (5). Cela, un dirigeant du PS aspirant aux plus hautes fonctions devrait le savoir.


On peut certes toujours ergoter sur la manière dont les fonds sont distribués, trouver que l'on a fait trop de cadeaux aux plus riches (c'est vrai), que l'on n'exerce pas assez de contrôle sur les entreprises qui bénéficieront des subsides de l'État (c'est aussi vrai…), et que le plan de relance n'est probablement pas assez efficace (c'est encore vrai). Bref, les thèmes sur lesquels on peut critiquer le gouvernement et le Président ne manquent pas. On peut aussi rappeler que notre Président s'était engagé en faveur des hypothèques rechargeables, dont on a vu le succès aux États-Unis avec les « subprimes ». On peut dénoncer sa gestion par le discours de la crise, ses effets d'annonce jamais suivis de transformation en mesures réelles et concrètes, sa capacité à présenter comme une avancée majeure des micro-mesures.


Mais, attaquer sur la dérive budgétaire alors que nous sommes en pleine crise et que cette crise va durer est tout bonnement irresponsable. Ce qui menace la France et l'Europe aujourd'hui c'est la déflation, pas le déficit public. Vouloir entonner cette antienne c'est préparer les verges avec lesquelles on se fera battre une fois au pouvoir. Car, nos apprentis pères la rigueur du PS trouveront toujours plus à droite et toujours plus rigoureux qu'eux.


La raison pour laquelle il faut du déficit budgétaire est simple. D'une part, et on l'a dit, il faut injecter de l'argent dans l'économie et ce à un moment où les effets de la crise de liquidité ne sont pas pleinement surmontés. Dans le secteur des PMI/PME, le nombre des faillites est déjà en train d'augmenter (6) et les plans sociaux qui seront annoncés cet automne risquent d'avoir un effet désastreux.


D'autre part, seul l'État peut investir dans une telle situation et ce alors que l'investissement est globalement paralysé. La France a pris du retard en ce domaine, entre autres choses par la faute de l'Europe qui impose peu à peu sa déréglementation dans les services publics (7). La période se serait prêtée à un grand plan de développement des transports fondés sur la re-dynamisation de la SNCF. On peut en dire autant dans le domaine de l'énergie, où l'on va comprendre – mais un peu tard – que la logique du « découplage » entre producteurs et réseaux de transports, qui a été mise en œuvre afin d'imposer la concurrence, va nous conduire à des choix qui seront à la fois malthusiens (avec comme conséquence des « black-out » à répétition (8) ) et écologiquement non durables (9).


S'il y a une chose, que l'on peut reprocher au plan de relance du gouvernement, c'est de ne pas mettre l'accent sur les investissements publics – les sommes engagées sont dérisoires – et de ne pas avoir exigé de la Commission de Bruxelles un moratoire sur l'application des directives concernant la concurrence. Il y avait là une bataille qui avait un sens et qui aurait préparé l'opinion à une autre politique. Mais peut-être est-ce cela que l'on veut éviter ?

Bref, il est clair que Benoît Hamon a dit là quelque chose qu'il regrettera, et qui ne reflète d'ailleurs probablement pas sa pensée. Pour cela on peut bien lui tirer (un peu) les oreilles…


Benoît Hamon est-il idiot ? (3/3)

Ceci nous ramène à ce qui semble être devenu la stratégie du PS. Quoi qu'il arrive, c'est la faute de Sarkozy et du gouvernement. Il pleut ? C'est la faute de Sarko ! Il fait trop chaud ? C'est la faute de Sarko !


Que l'on ne se méprenne pas sur mon propos. Il y a plein de choses à critiquer dans la politique de Sarkozy et de ce gouvernement. Je l'ai dit, et je le répète. En particulier dans sa gestion de la crise, dans sa politique qui consiste à tenir des discours ronflants et à ne rien faire, voire à faire le contraire, par la suite. On doit aussi lui reprocher de tout ramener à lui et d'avoir, par son ego démesuré, mis à mal les institutions. Quant à la politique de François Fillon avant le déclenchement de la phase aiguë de la crise, elle pouvait s'apparenter à celle d'un Pierre Laval dans les mêmes circonstances. En cherchant à affaiblir le système de protection social du pays, il a en réalité rendu la crise plus violente quand celle-ci s'est déclenchée. Nombre des mesures prises dans l'urgence sont aussi très discutables. Ainsi la « prime à la casse », qui incontestablement donne de bons résultats dans l'immédiat, n'est rien d'autre qu'une mesure qui avance aujourd'hui une consommation qui était prévue demain. Mais le total de la consommation tel qu'il se répartit dans le temps en reste inchangé (10).


Bref, il y a de quoi articuler une réelle critique de gauche contre le gouvernement et contre notre Président. Mais, tenir ce discours du « c'est la faute à Sarko » sur tout et n'importe quoi va poser un redoutable problème de cohérence à ses opposants.

Ils n'arrivent même pas à comprendre que ce qui maintient en un sens Sarkozy au pouvoir, outre bien sûr les institutions, c'est l'incohérence et donc le manque de crédibilité de l'opposition. Ce n'est pas en épousant pour un instant le discours de la rigueur, quitte le lendemain à revenir brutalement aux sources d'un discours beaucoup plus traditionnel, que le PS sortira de son problème de crédibilité.


Il faut aussi comprendre que ce problème est consubstantiel à TOUS les partis sociaux-démocrates qui ont fait leur tournant libéral. Le SPD l'a payé durement lors des récentes élections en Allemagne, non seulement au profit du Linke qui est passé de 7% à 13%, mais aussi, et c'est plus grave pour toute la gauche allemande, au profit d'une abstention importante qui a permis à la droite de former une majorité. C'est bien la politique du SPD qui, en écoeurant ses propres électeurs, a permis la victoire d'Angéla Merkel et des libéraux.


Ce qui nous ramène au problème stratégique du PS et à celui de Benoît Hamon. À dire sur France 2 avec emphase « la France est ruinée » (ce qu'il a répété à trois reprises) il a oublié les choses suivantes :


1 - Que la France n'est pas plus ruinée que les autres pays d'Europe, ce que j'ai montré au début de ce texte.


2 - Que ce qui ruine la France, c'est plutôt une politique fiscale induite par l'absence (durable) de compromis européen en la matière, situation qui nous expose à être les jouets des politiques fiscales d'autres pays, bien décidés à faire de la concurrence fiscale leur maître mot. En l'absence de barrières protectionnistes face à ses pays, nous n'avons plus de réelles capacités à gérer notre fiscalité.


3 - Que ce qui ruine la France, c'est d'abord la désindustrialisation induite par la mise en concurrence sur la base « moins coûtant » entre des économies où la formation des coûts se fait sur des bases très différentes, mais où la productivité converge avec la nôtre, par le biais des investissements étrangers (11). C'est pour lutter contre ce phénomène que nous avons dans un premier temps détaxé nos entreprises puis dans un deuxième temps que nous avons subventionné ces mêmes entreprises (par le remboursement des charges sociales), en n'arrivant au bout du compte qu'à freiner le processus mas pas à l'arrêter. Seules des mesures protectionnistes sont en mesure d'inverser cette situation, ce que Benoît Hamon sait bien, puisqu'il se prononce en faveur de ces mesures (12).


4 - Que ce qui ruine la France c'est, pour finir, une politique de financiarisation de l'économie qui a soumis l'ensemble de nos activités à la loi de la formation des profits sur les marchés financiers. Non seulement cette politique ruine la France, mais elle tue les travailleurs, comme le montre la montée des coûts de santé directement liés au « stress au travail » et comme en témoignent les suicides à France-Telecom. Notons ici que le PS, et Benoît Hamon, aurait été mieux inspiré s'ils avaient déposé une plainte pour « mise en danger de la vie d'autrui » contre le PDG de cette compagnie.


Ce sont ces politiques les premières responsables des maux que nous connaissons. La responsabilité en est cependant partagée entre la droite et le PS, et telle est probablement la raison pour laquelle Benoît Hamon ne peut, ou ne veut, tenir le discours de la vérité. Rappelons ici la politique désastreuse de Jacques Delors, alors Ministre des Finances de François Mitterrand, suivie de la politique non moins désastreuse de Pierre Bérégovoy toujours en tant que Ministre des Finances (paix à ses cendres…), enfin la politique du gouvernement Jospin de 1997 à 2002. S'il y a une leçon à tirer de toute cette histoire, c'est que la gauche quand elle mène une politique de droite finit toujours par faire le lit de cette dernière.


En fait, Benoît Hamon n'est pas idiot. En tant que porte-parole d'un parti qui a abdiqué toute prétention à changer notre société, il est obligé de donner dans la plus basse démagogie, au risque de rendre son propre discours – celui qu'il tient en tant que dirigeant du courant Un Monde d'Avance – complètement inintelligible et inaudible. Le Benoît Hamon de UMA arrivera-t-il à faire oublier ce que le Benoît Hamon, porte-parole du PS, a dit ? Rien n'est moins sûr. La cohérence est l'un des atouts majeurs en politique, ce que nous savons depuis des lustres. Pour avoir oublié cette leçon, Benoît Hamon mérite bien qu'on lui tire (un peu) les oreilles.


Comment en sortir ?

Ceci étant, la dette publique pose bien le problème de son remboursement. Certes, pas dans les termes catastrophistes que l'on nous présente, de Benoît Hamon à quelques autres. Mais, il est clair que cette dette pose le problème du risque d'une déflation, et donc d'une inscription dans une dépression de longue durée.

Il faut ici poser une question, autrement plus importante que celles qui sont posées par le porte-parole du PS : pourquoi la Banque Centrale Européenne prête-t-elle à 1% aux banques alors que le gouvernement doit emprunter à 3,51% ?


Il y a là un scandale qui est autrement plus grave que celui du Budget prévu pour 2010. Pourquoi la BCE ne reconnaît-elle pas l'effort que font les gouvernements pour maintenir l'activité, et n'accorde-t-elle pas à ces derniers les mêmes faveurs qu'aux banques, qui sont quand même, il ne faudrait pas l'oublier, les responsables de la crise dans laquelle nous sommes plongés ?


Bien entendu, nous connaissons la réponse : le statut de la BCE. Celui-ci fait obligation à cette dernière de lutter contre l'inflation.

Sauf que, le financement d'une partie de la dette publique par la Banque Centrale ne provoque pas obligatoirement une inflation. On connaît l'histoire de l'Allemagne en 1923-24, mais on oublie que la Banque Centrale Allemande a eu à financer, outre les dettes accumulées, un déficit budgétaire dépassant les 30% et lié au financement par l'État de la grève générale dans la Ruhr pour protester contre l'occupation par les troupes belges, françaises et italiennes. On pourrait multiplier les exemples et l'on s'apercevrait que les hyper-inflations ont, à chaque fois, été déclenchées par un choc exogène violent (occupation de la Ruhr, financement d'un chasseur dans le cas d'Israël, etc.). De plus, nous sommes actuellement beaucoup plus menacés par la déflation que par l'inflation.


Dans ces conditions, et si nous étions dans un monde, si ce n'est parfait, du moins composé de gens raisonnables, nous pourrions avoir une décision de la BCE de financer à 1%, voire à 0%, la partie du déficit qui est (a) directement liée à la crise (soit le résultat des baisses de collecte fiscale et des plans de relance) et (b) qui porte sur les efforts d'investissement que font les États. Ceci ne concernerait pas les dépenses courantes. Ces conditions seraient généralisées pour la seconde partie mentionnées ici de ces déficits, et seraient par contre restreintes à la durée de la crise pour la première partie.

Dès lors, le financement des mesures nécessaires à la sortie de la crise pourrait avoir lieu sans exercer une contrainte sur la croissance future et mettrait fin à l'actuelle surévaluation de l'Euro qui coûte si cher à l'économie française (13).


Mais, et nous le savons bien, nous ne sommes pas dans un monde peuplé de gens raisonnables. L'expérience passée le prouve, hélas ; on a sacrifié la croissance à une certaine conception de la zone Euro (14). Il faut alors penser comment y faire triompher la raison.

Une première solution serait de menacer de quitter la zone Euro. Cette menace ne serait pas prise à la légère par nos partenaires, surtout si elle s'accompagnait de mesures préparatoires rendant possible une telle sortie. L'Allemagne, pour ne parler que d'elle, ne saurait voir sans effroi la France sortir de la zone Euro et dévaluer sa monnaie d'environ 20% à 25%. L'impact sur le commerce extérieur Allemand serait immédiat. Ceci devrait logiquement nous éviter d'avoir recours à cette extrémité, et l'on peut penser qu 'un compromis est possible sur le statut de la BCE.


Cependant, ce compromis ne sera possible que si nos partenaires sont réellement convaincus de notre volonté de quitter la zone Euro. Aussi faut-il envisager sérieusement cette solution, ne serait-ce que pour ne pas avoir à l'appliquer.


La sortie de la zone Euro pose en réalité trois problèmes : un problème technique (l'impression de nouveaux billets), un problème monétaire (quel taux de change et quelle convertibilité), enfin le problème de la dette accumulée. Ce sont des problèmes sérieux, mais nullement insolubles.


Le premier problème, celui de l'impression des nouveaux billets, peut être résolu dans un délai de 6 mois. C'est d'ailleurs le délai que le gouvernement français devrait donner à ses partenaires dans la négociation.


Le second problème est celui du taux de change. Il est clair qu'une sortie de la zone Euro doit s'accompagner d'une dévaluation de 20% à 25% pour être efficace. La première chose à faire sera de réintroduire immédiatement un contrôle des changes et des capitaux, et ceci dès l'annonce du délai que nous donnons à nos partenaires. Cette mesure les convaincra par ailleurs du sérieux de notre volonté. Si un accord peut être atteint avant l'échéance des 6 mois, ce que je souhaite, il est clair que ces mesures seront levées. Sinon, elles sont appelées à être maintenues pour stabiliser le cours du Franc tant à la baisse qu'à la hausse. Pour certaines d'entre elles, un assouplissement progressif est concevable (essentiellement pour les mesures portant sur les délais de change liés aux opérations commerciales). Rappelons enfin que le développement de la pratique des cartes bancaires rendra le contrôle des changes beaucoup plus efficace que ce qu'il n'était auparavant. Un problème connexe est celui de la transformation des comptes bancaires de l'Euro en Franc. On peut proposer que cette transformation se fasse à des taux différents suivant les montants. Par exemple, si nous partons de l'hypothèse qu'un Franc vaudra 0,8 Euro (dévaluation de 20% à partir de l'Euro ou de 25% à partir du nouveau cours du Franc), nous pourrions avoir une transformation sur la base d'un coefficient de 1,25 (soit 1,25 Franc pour 1 Euro) pour les livrets A et tous les comptes d'épargne populaire à hauteur de 50 000 Euros. Le taux pourrait alors passer progressivement de 1,25 à 1 pour les autres comptes et les tranches supérieures. Bien entendu, ceci s'appliquerait uniquement aux personnes résidant en France et, sous certaines conditions qui resteraient à préciser, aux français non-résidents. Pour tous les résidents par contre, leur endettement sera transformé en Franc au cours de 1 pour 1. En établissant ainsi une différence entre le traitement des dépôts et des dettes, on contribuera à alléger la dette des ménages les plus exposés et l'on contribuera à leur solvabilité.


Reste le troisième problème, celui de la dette, qui est de loin le plus délicat. Notre dette est désormais libellée en Euro. Elle ne pourra donc que s'accroître face à la dévaluation de notre PIB calculé en Francs. La solution ici réside dans le rachat de cette dette par tranches annuelles successives, par l'émission d'une dette nouvelle en Francs, ou dans un défaut partiel. La première de ces solutions est à souhaiter, dans la mesure où un défaut, même partiel, nous condamnerait pour un certain temps à renoncer aux marchés financiers étrangers. Cependant, dans la mesure où la convertibilité du Franc serait limitée aux opérations commerciales, un tel renoncement aurait probablement moins d'effets que ce que l'on peut imaginer. Notons qu'en ce qui concerne des nouveaux déficits, les règles expliquées plus haut s'appliqueraient, et qu'il ne serait pas question de faire financer, sauf exception due à une conjoncture économique particulièrement mauvaise, les déficits de fonctionnement par la Banque Centrale (qui serait redevenue la Banque de France). Ceci aurait aussi pour effet d'obliger l'État dans la présentation de son budget à soigneusement distinguer ce qui relève du fonctionnement de ce qui relève de l'investissement.


Nul ne doute que sortir de l'Euro serait une opération difficile, mais elle est loin d'être impossible. Mieux vaudrait ne pas avoir à le faire, mais ceci reste largement suspendu à la décision de nos partenaires. Prévoir le plus mauvais des scenarii relève donc d'une politique réaliste. Non que l'on souhaite une telle issue, mais on la considère comme possible.

Il faut ici noter que si, par malheur, nous devions sortir de la zone Euro, alors la dévaluation de 25% que l'on préconise pourrait nous permettre de renoncer, du moins temporairement, à l'adoption d'un système protectionniste vis-à-vis des autres pays de l'Union Européenne. Le problème se poserait cependant toujours pour des pays extérieurs à cette zone.


On peut certes rétorquer que l'on aurait alors mis à mal ce qui passe aux yeux de certains pour la plus grande conquête du second septennat de François Mitterrand. À cela on peut répondre qu'il n'y a que les imbéciles qui fétichisent un symbole, et qu'il est bien plus important d'assurer la prospérité de la France que de se cramponner à un symbole. Pour autant que je le sache Benoît Hamon n'est pas un imbécile.


(1) Associated Press, 29/09/2009.

(2) Agoravox, 30 septembre 2009, Interview de Benoît Hamon.

(3) Et on rappellera ici qu'une partie de la dette publique des Länder n'est pas consolidée avec la dette publique en Allemagne, que les Etats-Unis ont étendu la garantie de l'État à diverses entreprises financières dont la dette représente environ 15% du PIB, qu'en Grande-Bretagne la dette des collectivités locales n'est pas consolidée à la dette publique, etc…

(4) Et ici, l'auteur de ce texte plaide coupable d'avoir, dans le début des années 1980, contribué à enseigner ce modèle à des étudiants en 2ème année d'économie, tout en sachant pertinemment qu'il était très loin de représenter le raisonnement de Keynes. Mais il plaide aussi les circonstances atténuantes. Le professeur en titre s'appelait Dominique Strauss-Kahn.

(5) La Tribune, 29 septembre 2009.

(6) On lira avec profit sur les effets de la politique européenne de la concurrence dans le domaine de l'assurance D. Scalera et A. Zazzaro, « The Unpleasant Effects of Price Deregulation in the European Third-Party Motor Insurance Market : A Theoretical Framework », The B.E. Journal of Economic Analysis & Policy, vol. 7 (2007) : Issue I (Contribution), Article 50. Cet article peut tout à fait s'appliquer au secteur des services publics.

(7) S. Borenstein, « The trouble with electricity markets: Understanding California's restructuring disaster » in Journal of Economic Perspective, vol. 16, n°1/2002, pp. 191-211.

(8) J. Percebois et P. Wright, « Electricity consumers under the state and the private sector: comparing price performance of the French and UK electricity industries, 1990-2000 » in Utilities Policy, n°10/2001, pp. 167-179.

(9) Ce que l'on appelle la consommation inter-temporelle.

(10) P. Artus, « Quels risques pèsent sur les salaries européens ? », Flash-Economie n°2006-153, 11 avril 2006, IXIS, Paris. Voir aussi P. Artus, « Pourquoi l'ouverture aux échanges semble être défavorables dans certains cas ? », Flash-Economie n°2004-53, 17 février 2004, CDC-IXIS, Paris.

(11) Voir son interview dans Agoravox du 30/09/2009.

(12) F. Cachia, « Les effets de l'appréciation de l'Euro sur l'économie française », in Note de Synthèse de l'INSEE, INSEE, Paris, 20 Juin 2008.

(13) J. Bibow, « Global Imbalances, Bretton Woods II and Euroland's Role in All This » in J. Bibow and A. Terzi (eds), Euroland and the World Economy: Global Player or Global Drag?, New York (NY), Palgrave Macmillan, 2007.


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samedi 26 septembre 2009

Clearstream: Pérol, Lahoud, ministres et autres s'invitent au menu. Ont-ils mangé du De Villepin ?

Rien n'est claire dans cette affaire, ci ce n'est peut-être les notes de Frais d'Imad Lahoud. Le président travaille nuit et jour au G20 et ne veut pas s'ennuyer avec des futilités telle que la présomption d'innocence ou les "crocs de bouchers" auxquels il veut pendre ses ennemis. Sans doute il a choisi d'être au-dessus de la mélée, trop occupé à donner des leçons à B. Obama su siége des nations unis. Pathétique sa façon de prendre à partie le président de états-unis dans ce forum, chose qui lui coûtera sans doute plus d'un coup tordu de la part de l'administration américaine. Les conseillers du président américain n'ont pas apprécié selon les dernières rumeurs.

Revenons à nos moutons avec ce bon aperçu de 20 minutes sur la vie gastronomique de "certains coupables" avec les amis du président.

Quand Lahoud fréquentait Pérol, ancien directeur-adjoint du cabinet de Sarkozy(20 minutes)


RÉVÉLATIONS - Un rapport remis en 2008 aux juges d'instruction de l'affaire Clearstream affirme que le faussaire présumé avait également des relations avec d'actuels ministres...
Qui a manipulé qui? Voilà une question plus que jamais au centre des débats du procès Clearstream. Un rapport de quatre pages remis en 2008 aux juges d'instruction de l'affaire, et révélé samedi par le Journal du Dimanche, indique qu’Imad Lahoud, soupçonné d'avoir falsifié les fichiers Clearstream, fréquentait en 2004 et 2005 l'ancien secrétaire général adjoint de l'Elysée François Pérol et les actuels membres du gouvernement Nathalie Kosciusko-Morizet et Eric Woerth.

Selon ce rapport, les policiers de la Division nationale des investigations financières (Dnif) ont recensé les frais de réception et de restauration remboursés à Imad Lahoud par son ancien employeur, EADS, en 2004 et 2005, pour un montant total proche de 16.000 euros, selon plusieurs sources proches du dossier.

>> Retrouvez tous nos articles sur le procès Clearstream par ici

Comme révélé durant le procès par les avocats de Dominique de Villepin, Imad Lahoud a ainsi déjeuné quinze fois avec François Pérol, qui était à l'époque directeur-adjoint du cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Economie.

Pour la défense de Dominique de Villepin, ces rencontres pourraient tout aussi bien démontrer que c'est Nicolas Sarkozy qui s'est servi de l'affaire contre l'ancien Premier ministre, et non l'inverse.

Très bien introduit

Imad Lahoud aurait également, selon les policiers, organisé le 25 février 2004, quelques semaines avant l'envoi de listings falsifiés à la justice, une réception à laquelle participait François Pérol, Gilles Grapinet, conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon et le beau-frère de Dominique de Villepin, Michel Piloquet.

Plus loin, on apprend que le 5 mai 2005, c'est l'actuel ministre du Budget, Eric Woerth, qu'invite Imad Lahoud, dont l'épouse, Anne-Gabrielle Heilbronner, dirige alors le cabinet. De même, l'actuelle secrétaire d'Etat à l'Economie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, a partagé à deux reprises avec son époux, à l'époque cadre chez EADS, la table d’Imad Lahoud.

Le rapport révèle enfin que le faussaire présumé a également déjeuné avec Bernard Casanova, alors proche de Bernard Squarcini, l'actuel patron de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) et Brigitte Henri, qui travaillait alors avec le directeur central des Renseignements généraux (DCRG), Yves Bertrand.

N. B. avec agence

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mercredi 23 septembre 2009

Nicolas Sarkozy juge et partie, où comment le masque est tombé.

On reprend tel quel, il n'est pas nécessaire d'en rajouter.

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Aller, si, on en rajoute un peu, car ce n'est evidemment pas un lapsus, Nicolas Sarkozy est vindicatif... le président ne l'est peut-être pas, lui. Mais, qui domine du Docteur Jekill ou de Mister Hyde? Il est certain que la fonction ne fait pas l'homme dans le cas présent; tant par le fond que par la forme nous vivons une triste époque dans ce qui devrait être un lieu au dessus de la mélée.

L'impartialité du juge(pour votre culture)

Et Nicolas Sarkozy dérapa( Pascale Robert-Diard, chroniqueuse judiciaire au Monde)

De New York, où il est en direct sur TF1 et France 2, Nicolas Sarkozy est interrogé sur l’affaire Clearstream et les attaques portées contre lui par Dominique de Villepin. Il répond: “au bout d’une longue enquête, deux juges indépendants ont estimé que les coupables devaient être renvoyés devant le tribunal correctionnel…

La phrase est aussitôt transmise à Me Olivier Metzner, l’avocat de Dominique de Villepin, qui interrompt l’audience et lit la déclaration. Au mot “coupable”, l’avocat de M. Sarkozy, Me Thierry Herzog, marque le coup. La salle entière est suspendue à la suite des propos de Me Metzner.

Il poursuit: “C’est cela le respect de votre tribunal ? de votre parquet ? C’est cela qu’un président de la République donne comme spectacle à la France de la justice? La présomption d’innocence est un droit fondamental. Et le président de la République la bafoue en direct devant des millions de Français ! On a déjà voulu pendre Dominique de Villepin à des “crocs”. Maintenant, on le dit déjà coupable !”.

Me Herzog n’en croit pas ses oreilles, et cherche à tout prix à vérifier les propos, pendu au téléphone. Il hésite à réagir, puis s’abstient.

Dehors, Me Metzner annonce aux caméras qu’il va déposer plainte contre Nicolas Sarkozy pour atteinte à la présomption d’innocence.

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lundi 21 septembre 2009

Affaire de Villepin. La fonction ne fait pas l'homme ou le président que la fonction ne grandit pas.

La fonction ne fait pas l'homme pour répondre à l'interrogation de début de présidence de Nicolas Sarkozy, et l'homme est en train de faire la fonction vu le nombre de journalistes étrangers acrédités au procès de Domnique de Villepin.

Le président, oui celui des crocs de bouchers, celui dont le sens de l'état, de la grandeur de la France passe à un second plan quand sa vengeance froide passe avant toute chose. Le fond de l'affaire importe peu en fin de compte, nous sommes de fait dans une cour d'école avec la volonté de voir du sang éclabousser les murs; il ne peut y avoir d'autres raisons à cette comédie !

Indépendemment du cours de ce procès et, quoique fasse Nicolas Sarkozy, Dominique de Villepin restera dans nombre de mémoires celui qui s'opposa à Bush et à sa folie meutrière; sans doute une chose de plus que ne veut lui être redevable ce président que la fonction ne grandit pas.

L'inventaire à la Prévert des comparants ou non, nous donne une idée du spectacle que Nicolas Sarkozy offre aux yeux du monde, de ce même monde auquel il veut donner des leçons de conduite au sommet du G20.

  • Un président de la république,
  • Un ex-premier minitre,
  • Un autre ex-premier ministre,
  • Deux ou trois ministres et ex-ministres,
  • Le gotha des sercices secrets français,
  • Une partie d'EADS,
  • Surement una partie de Thales,
  • Des journalistes,
  • Des sous-fifres,
  • Des banquiers j'imagine,

Cette affaire qui se déchaine nous laisse le PS et ses histoires comme des gamineries. Dieu ! (et je suis athé), la droite n'est peut-être plus, la plus bête du monde, mais elle aussi peut nous offrir son suicide en direct. Que fera la France sans UMP, sans PS après leurs deux suicides en direct.


De Villepin à son arrivée au palais de justice de Paris:

"Je suis ici par la volonté d'un homme. Je suis ici par l'acharnement d'un homme, Nicolas Sarkozy, qui est aussi président de la République française. J'en sortirai libre et blanchi au nom du peuple français", a déclaré M. de Villepin à son arrivée au palais de justice.

Mâchoires serrées, l'air solennel, l'ancien Premier ministre a ajouté : "Certains voudraient croire qu'il n'y a pas dans notre pays de procès politique. Je veux le croire aussi et pourtant nous sommes ici en 2009 et nous sommes en France".

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vendredi 11 septembre 2009

Hortefeux gagne des points pour sa retraite anticipée

Je n’étais pas tellement chaud de m’y mettre aussi après avoir vu la vidéo, pas assez clair. Mais après avoir lu le verbatim, et vu le contexte, il n’y a plus guère de doute et j’irai même jusqu'à dire "drôle de bande ces UMPs". Quant à Jean François Copé, il laisse dire, non ?

Ce que Brice Hortefeux a vraiment dit
LEMONDE.FR | 11.09.09 | 11h31 • Mis à jour le 11.09.09 | 11h52

Verbatim de la vidéo :


J.-F. Copé (JFC) : N'oubliez jamais un truc, il est auvergnat.
Brice Hortefeux (BH) : Je suis auvergnat
JFC : Il est auvergnat, c'est un drame, c'est un drame
BH : ... enfin bon, je vais faire une exception.

Jeune militant (Amine) : mais je me mets entre les deux

BH : voilà, entre les deux.
JFC : oui... il n'y a aucun problème.
Des participants : Amine, Amine...
Un participant : Ah ça, Amine, c'est l'intégration, ça, c'est l'intégration.
Une participante : Amine, franchement...
Brice Hortefeux : "Il est beaucoup plus grand que nous en plus" [à propos du jeune homme].
Un autre participant : "Lui, il parle arabe".

(Rires de l'assemblée)

Jean-François Copé : "Ne vous laissez pas impressionner, ce sont des socialistes infiltrés".
Une participante : "Il est catholique, il mange du cochon et il boit de la bière".
Brice Hortefeux : "Ah mais ça ne va pas du tout, alors, il ne correspond pas du tout au prototype, alors. C'est pas du tout ça."

(Rires de l'assemblée)

Une participante : C'est notre petit Arabe.
Brice Hortefeux : "Bon, tant mieux. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes. Allez, bon courage…"

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mardi 8 septembre 2009

Il y aurait-il un réveil du PS ?

Il semblerait que le PS sort de sa létargie nombriliste et se repositionne comme parti d'opposition, voyons si cela dure. Il n'avait jamais été aussi présent sur tous les sujets d'actualité.

Voici quelques extrait et liens de ce que j'ai pu voir dernièrement.



Sécu : "la grande supercherie"

mardi 08 septembre 2009 Publié 11:11
Marisol Touraine. (SIPA)

Marisol Touraine, Secrétaire national du PS en charge de la santé, revient sur le déficit record de la Sécurité sociale et la possible hausse du forfait

http://www.e24.fr/economie/france/article130507.ece/Secu-la-grande-supercherie.html


AFGHANISTAN
Mort en Afghanistan : Aubry réclame "un vrai débat"
NOUVELOBS.COM 08.09.2009 07:49

La première secrétaire du Parti Socialiste demande "un vrai débat" pour "reposer la question" de la présence française "dans un tel bourbier", après qu'un soldat français de 24 ans a été tué et neuf autres blessés dans l'est du pays.

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/20090905.OBS0011/?xtmc=aubry&xtcr=1


Gabon: le PS dénonce un scrutin "précipité" et "contesté"

04.09.2009, 12h14

Le PS a dénoncé un scrutin présidentiel "précipité et contesté" aux "conséquences inquiétantes" au Gabon, et lance aussi un appel "au calme", condamnant les "actes
d'intimidation" contre des ressortissants français.
http://www.leparisien.fr/flash-actualite-politique/gabon-le-ps-denonce-un-scrutin-precipite-et-conteste-04-09-2009-627639.php


La France s'invite dans la polémique : Martine Aubry, le N°1 du PS, accuse
ouvertement l'Elysée

Pour le PS, la France n'a pas respecté sa neutralité dans l'élection d'Ali Bongo.

La crise au Gabon devient une polémique française. Samedi, le Parti socialiste a accusé directement le gouvernement d’être responsable des troubles qui agitent le pays depuis l’élection controversée d’Ali Bongo.

Martine Aubry a ouvert les hostilités sur RTL. "Nous avons été le seul pays qui a considéré qu’Ali Bongo était élu et nous aurions mieux fait d’attendre les recours, a déclaré la première secrétaire du PS. La France devrait avoir un autre rôle vis-à-vis de l’Afrique. Elle devrait défendre la démocratie, et ne pas rentrer dans des conflits intérieurs d’un pays qui ne gagnera pas par la violence."

http://okouetch.canalblog.com/archives/2009/09/06/14978155.html



PS : “ Il faut concilier solidarité et émancipation individuelle ”

Lucile Schmid est conseillère régionale socialiste d'Ile de France et vice-présidente du Laboratoire des idées, un groupe de travail sur la rénovation du projet socialiste. Entretien.

http://alarecherchedejeanjaures.20minutes-blogs.fr/archive/2009/09/07/ps-“-il-faut-concilier-solidarite-et-emancipation-individuel.html



«Les Franciliens ont besoin de quelqu'un qui incarne un bouclier social»

http://www.20minutes.fr/article/345767/Paris-Les-Franciliens-ont-besoin-de-quelqu-un-qui-incarne-un-bouclier-social.php



Najat Vallaud-Belkacem dénonce une hausse du forfait hospitalier

REACTION - Après la taxe carbone, le forfait hospitalier ? Dans un communiqué diffusé ce midi, Najat Vallaud-Belkacem, adjointe au maire de Lyon et porte-parole de Ségolène Royale, dénonce l'hypothèse d'une hausse de 25% du forfait hospitalier (lire), évoquée ce week-end puis démentie par plusieurs ministres qui la qualifient de simple "piste de "travail". Elle place l'éventuelle mesure dans la lignée d'un "nouvel
impôt sur les déplacements et le chauffage" (la taxe carbone), et les met en regard des "mesures fiscales iniques prises en faveur des plus hauts revenus (bouclier fiscal, allègement de l’ISF et des droits de succession, etc.)"...

http://www.libelyon.fr/info/2009/09/najat-vallaudbelkacem-sen-prend-à-la-hausse-du-forfait-hospitalier.html



Benoît Hamon: "Sarkozy chez Faurecia? Une mise en scène complète"

Le porte-parole du PS attaque, suite à l'affaire autour de la visite "orchestrée" de Nicolas Sarkozy à l'usine Faurecia de Flers (Orne), le 3 septembre dernier.

http://fr.news.yahoo.com/63/20090907/tpl-benot-hamon-sarkozy-chez-faurecia-un-5cc6428.html


Taxe carbone: les accusations de Fillon sont "malhonnêtes" selon le député
Guillaume Garot

http://fr.news.yahoo.com/63/20090906/tpl-taxe-carbone-les-accusations-de-fill-5cc6428.html


«Notre souci : préserver la démocratie»

«Nous, politiques, syndicalistes, chercheurs, médecins, associatifs, tous signataires de l’appel, demandons aux pouvoirs publics d’ouvrir au plus vite le débat.

«La lutte contre la pandémie de grippe A ne pourra se résumer à une seule réponse
technique, agrémentée de choix individuels. Elle doit être une réponse collective.

http://www.liberation.fr/societe/0101589462-notre-souci-preserver-la-democratie



Taxe carbone: Aubry (PS) pour une "taxe écologique et sociale""assez élevée"

PARIS, 5 sept 2009 (AFP) - samedi 5 septembre 2009 à 14h41

Martine Aubry, première secrétaire du PS qui sera reçue mercredi par Nicolas Sarkozy sur la taxe carbonne, a indiqué samedi sur RTL qu'elle demanderait au président "une taxe écologique et sociale" qui soit "assez elevée" mais "compensée" pour la plupart des Français.

"On souhaite une taxe écologique et sociale", a-t-elle déclaré. "Nous proposons que cette taxe qui devrait être assez élevée puisse être compensée à la fois par un
remboursement de TVA pour la plupart des Français, ceux notamment qui ne payent pas d'impôt, par exemple 200 euros par an", a-t-elle précisé.

Elle a souhaité que cette taxe "puisse aussi être utilisée, puisque ça rapporterait
de 7 à 8 mds d'euros, à réduire le coût du déplacement domicile-travail" ou à
"aider ceux qui veulent combattre ce réchauffement" avec notamment des "travaux
d'isolement dans les logements".

"Nous sommes devant cet extraordinaire problème du réchauffement climatique, et nous devons avoir cette contribution climat énergie qui puisse être assez forte pour pouvoir changer les comportements", a-t-elle expliqué.

Mais "en même temps nous savons que la plupart des Français ne peuvent plus supporter une taxe complémentaire" et "les derniers propos de M. Fillon font que cette taxe n'est plus écologique et est antisociale".

"Voilà ce que je dirai au président", a-t-elle conclu.


http://www.cbanque.com/actu/11774/taxe-carbone-aubry-pour-une-taxe-ecologique-et-socialeassez-elevee

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vendredi 4 septembre 2009

Gabon: Sarkozy et les français de l'étranger. Merci encore une fois.

Il y 2 semaines nous discutions avec certains amis africains et français résident en Afrique des élection gabonaises. Leur inquiétude était qu'une fois de plus la position de la France et en particulier celle de Sarkozy et Kouchner mettait dans une situation délicate les résidents français travaillant dans ces pays (instituteurs, salariés, ...). Les gesticulations permanentes du président, ses discours vindicatifs et ses positions sur plusieurs théatres internationaux ne font souvent que mettre en danger les français vivant à l'étranger.

Imaginer dans un autre contexte ses propos sur Zapatero (Sarkozy insults Obama, Merkel, Zapatero), ferait-il bon d'être Français en Espagne, en Allemagne ...). Heureusement nous avons la chance de vivre en Espagne, et les espagnols font la part des choses dans le contexte actuel.

Les mots d'un Kouchner d'un Sarkozy, leurs actions, nous mettent souvent en première ligne, et les Français de l'étranger sont les premiers à en payer les conscéquences.


Message


En incendiant le consulat de France à Port-Gentil, capitale économique du Gabon, et en s’en prenant aux filiales de Total et de Schlumberger, les opposants à Bongo fils ont envoyé un message très clair à Sarkozy et Kouchner. On se souvient que le président français, après avoir juré d’en finir avec la Françafrique, avait réservé sa première visite en Afrique à Omar Bongo, inamovible dictateur de son pays qu’il a, lui et sa famille, allègrement pillé pendant quarante ans.

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Conmemoración 70º aniversario llegada a Chile del vapor Winnipeg


GOBIERNO DE CHILE
Ministerio de Relaciones Exteriores
Embajada de Chile en España
Agregaduría de Prensa

El Embajador de Chile en España,
Gonzalo Martner Fanta


Le invita a la conmemoración del 70º aniversario, de la llegada a Chile del vapor Winnipeg con 2.500 españoles republicanos- hombres, mujeres y niños –rescatados de los campos de concentración luego de su huída a Francia, por el poeta Pablo Neruda, gestor de la travesía, por encargo especial del gobierno chileno de la época, que presidía don Pedro Aguirre Cerda.

Será un dialogo para no olvidar, en que participarán, representantes del Gobierno del Presidente, José Luis Rodríguez Zapatero; sobrevivientes del Winnipeg,, así como escritores, intelectuales, hombres y mujeres de buena voluntad que han hecho de la solidaridad su forma de vida. Diego Carcedo, Monserrat Juliá, Pedro Zerolo y Pilar Pin, DirectoraGeneral de la Ciudadanía española en el Exterior, serán algunos de nuestros panelistas. En Chile, liderará los actos conmemorativos nuestra Presidenta Michelle Bachelet.

La conmemoración tendrá lugar en Casa de América, Sala Gabriela Mistral, (Marqués de Duero 2) el día 10 de septiembre a las 19 horas. Cerrará el encuentro una adaptación reducida de la obra de teatro “Winnipeg el confín de la Esperanza ”, del dramaturgo chileno, Jorge Díaz.

Vuestra presencia es muy importante para nosotros, porque queremos en esta jornada reconocer el aporte que estos españoles refugiados brindaron a Chile, en todas las áreas de la cultura, las ciencias y el desarrollo. Se trata de registrar, que es posible extraer lo positivo de las tragedias que han golpeado a nuestros países.

Rogamos confirmar vuestra asistencia por este medio. Un saludo cordial.

GONZALO MARTNER FANTA
Madrid, 27 de agosto de 2009.

Confirmar a:
Manola Robles
Agreprensa
Embajada de Chile en Madrid,



Asociación de Descendientes del Exilio Español
www.exiliados.org

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jeudi 3 septembre 2009

Contribution climat-énergie et taxe carbone.

Ces deux articles des échos permettent de voir plus clair sur les notions de taxe carbone et contribution climat-énergie et en plus il y a la position officielle du PS sur la chose.

MARTINE AUBRY PREMIERE SECRETAIRE DU PARTI SOCIALISTE
« Nous sommes favorables à une contribution climat-énergie »

Les Echos, 02/09/09

Hier Ségolène Royals'est déclarée opposée à l'instauration d'une contribution climat-énergie. Est-ce également la position du Parti socialiste ?

La direction du Parti socialiste a voté à l'unanimité une position claire début juillet. Nous sommes favorables à une contribution climat-énergie. Elle doit encourager à changer de comportements, aussi bien ceux des particuliers que des entreprises. Elle doit inciter à modérer la consommation énergétique et stimuler le développement des énergies renouvelables.
Mais nous considérons qu'il ne peut pas y avoir de politique écologique audacieuse et efficace sans une adhésion de la population, ce qui implique des mesures justes socialement. Ensuite, il nous semble que cette contribution doit être significative et toucher aussi les grandes entreprises, qui sont les principaux pollueurs, ce qui n'est pas le cas dans la proposition du gouvernement. Enfin, nous avons toujours dit que le produit de cette contribution doit être utilisé pour une redistribution sociale.

Justement, comment faudrait-il, selon vous, aider les ménages ?


Le Parti socialiste a toujours affirmé, contrairement au gouvernement, que le produit de la contribution doit être utilisé pour aider les familles les plus en difficulté. Une partie de cette contribution pourrait ainsi être utilisée par exemple pour le remboursement des 200 euros de TVA aux ménages les plus modestes.

Que faire pour les ménages ruraux ?

Une deuxième partie de la contribution pourrait permettre d'accompagner ceux qui ont le plus de difficultés à réduire leurs factures énergétiques. Je pense aux ménages n'ayant pas accès aux transports en commun ou ayant un coût élevé pour se déplacer. Il pourrait y avoir une prise en compte d'une partie des coûts de transport via les plans de déplacement des entreprises.
Enfin, des subventions pourraient accompagner les ménages qui investissent pour réduire leur consommation d'énergie, par exemple en isolant thermiquement leur logement.

Quel montant faut-il retenir, selon vous, pour la tonne de CO afin que cette contributionse montre efficace ?

Tous les spécialistes estiment que cette contribution ne sera réellement efficace que si l'on retient un coût de l'ordre de 32 euros la tonne de CO. Cela n'est possible que si l'on est juste socialement : il faut une redistribution immédiate pour les ménages les moins favorisés.

Christine Lagarde a assuréce week-end que le produitde la contribution serait « intégralement redistribué » aux ménages. En quoivotre position diverge-t-elle finalement de celledu gouvernement ?

La position du gouvernement n'est pas très claire pour le moment, c'est le moins que l'on puisse dire ! Premièrement, on ne sait pas très bien quel type d'énergie le gouvernement prend en compte. Nous, nous pensons qu'il faut étendre cette contribution à toutes les sources d'énergie, y compris l'électricité. Si ce n'était pas le cas, il pourrait y avoir des effets pervers, comme le développement du chauffage électrique, dont on sait qu'il est, par ailleurs, très consommateurs d'énergies fossiles en période de pics. Ensuite, nous estimons qu'il faut toucher les pollueurs les plus importants. Le gouvernement n'est pas sur cette ligne, sous prétexte que les industriels sont touchés par les quotas européens d'émission de CO.
Enfin et surtout, le plus grave est l'utilisation du produit de la redistribution : il y a autant de positions à droite que de personnalités qui s'expriment et elles sont toutes mauvaises ! Le 14 juillet, le président de la République avait déclaré que cette contribution servirait à compenser la suppression de la taxe professionnelle. Pas de redistribution donc. Ensuite, le 17 août, Christine Lagarde a estimé qu'une partie seulement de cette taxe servirait à compenser la suppression de la taxe professionnelle. Gilles Carrez, le rapporteur du budget, a déclaré quant à lui que cette recette devait servir à réduire le déficit public. Nous n'accepterons pas que la contribution ne soit pas intégralement redistribuée aux ménages.

Lire la suite ici :
http://www.lesechos.fr/journal20090902/lec1_france/020120286395.htm


Une rentrée carbone mal engagée, par Serge Orru, directeur général du WWF France
Les Echos 02/09/09

Ainsi, la polémique de rentrée est donc écologique. Quatre mois avant les négociations de Copenhague sur le climat, on sent bien que la prise de hauteur que nécessite l'urgence climatique n'est pas encore au rendez-vous. Tel est le triste sort de la contribution climat-énergie, à peine imaginée que déjà révisée à la baisse par un gouvernement trop empressé d'en diminuer la portée et vilipendée comme « socialement insupportable » dans une bouffée d'antifiscalité par certains membres de l'opposition. Ainsi, avec un peu de chance, cette pauvre contribution verrait le jour au plus tôt en 2010 avec le double handicap d'être insuffisante sur le plan écologique et difficilement acceptable sur le plan social. Que les beaux consensus autour du Grenelle semblent maintenant lointains !

Cette rentrée carbone inspire plusieurs réflexions éclairantes pour l'avenir. La première est sémantique. Depuis plus de deux ans et tout au long du Grenelle de l'environnement, les organisations non gouvernementales ont plaidé pour l'instauration d'une contribution climat-énergie et sûrement pas une « taxe carbone ». En effet, les mots ont un sens. « Taxe carbone », cela sonne punitif et de plus limité au carbone, donc aux énergies fossiles, à l'essence et à la bagnole. La contribution climat-énergie à laquelle nous aspirons cherche justement à mettre en avant un aspect civique, d'abord en embrassant toutes les formes d'énergie, ensuite en proposant un système de compensation visant à soulager les foyers précaires, enfin en indiquant précisément sa destination. Sur ces deux derniers points, nos gouvernants sont moins prolixes. Des compensations, il pourrait y en avoir. Mais à quoi servirait précisément le produit de cette contribution ? Mystère.

La seconde réflexion consiste à rappeler que l'on ne sauvera pas le climat à la pompe mais à la source. C'est un fait, dans le champ environnemental, le signal prix aide à réorienter le consommateur vers des produits et services moins polluants. La contribution climat-énergie vise cet objectif. A condition toutefois d'être instaurée dans le bon sens, c'est-à-dire en sommant les industriels de réduire les émissions à la source plutôt qu'à la sortie du pot d'échappement. Tout comme l'énergie la plus efficace est celle que l'on a économisée, le carbone le meilleur pour le climat est celui que l'on n'a pas émis. A contrario d'une taxe carbone qui ne pressurerait que le bout du pipeline, la contribution climat-énergie doit être un levier pour accélérer l'investissement dans les transports collectifs et dans l'isolation thermique de l'habitat. La fonction ultime de cette contribution est d'entraîner une révolution dans nos modes de vie pour réduire déplacements superflus et autres gaspillages énergétiques, en clair pour propulser notre civilisation du jetable au durable.

Lire la suite ici :
http://www.lesechos.fr/info/analyses/020119906783-une-rentree-carbone-mal-engagee.htm



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Sécurité, police, justice, réforme de l'état: les échecs de N. Sarkozy

La sécurité est revenu au devant de la scène, régionales obligent. Mais qu’en sera-t-il cette fois pour Nicolas Sarkozy, roi de la manipulation sur ces thèmes. Il semblerait que nous assistions à un tournant, l’illusion s’effrite même les grands médias semblent ne plus être complices face à cette impuissance de la droite face à ce phénomène. Face à la situation, il n’a plus d’autres solutions que de rejouer la partition socialiste de la police de proximité et donc de revenir sur des mesures tant décriés par lui lors de la campagne présidentielle de 2007.

A vouloir faire du chiffre, à convertir la machine policière en une entreprise où prédominent la politique de la rentabilité, la peur de la hiérarchie, l’effet contraire a été obtenu, la police républicaine perd de sa reconnaissance. La suspicion permanente à laquelle est soumis le simple citoyen broyé comme le policier lui-même (souvent jeune et formé dans la précipitation) par cette nouvelle forme de gestion « privée » ne facilite pas une amélioration des chiffres, et une perception simpliste de ces mêmes chiffres.

Le thème de prédilection de Sarkozy, la sécurité, est-il entrain d’incarner l’effondrement de sa politique de communication basée dans la gesticulation, de sa politique tout court basée sur l’opportunisme et où prédomine l’absence de réflexion, de projection à long terme.

Pris en tenaille, entre sa politique sécuritaire inefficace, ses réformes de la justice partisanes et destructrices, son démantèlement de l’état et de son administration. Nicolas Sarkozy peut-il réellement faire encore illusion auprès de l’électorat qui l’a mené au pouvoir ? Sans doute oui, mais au risque de mettre en marche un processus de désagrégation de la société et des relations entre ses composants, de créer de fait un affrontement entre eux des citoyens qui la composent.


La chronique d'Alba Ventura sur RTL pose crument les vrai questions et donne espoir quant à la perception réelle de la situation. Est-elle le symbol de la rupture avec l’illusion ?


Mauvais chiffres de la délinquance, un échec pour Sarkozy ?

Moins de vols et moins de braquages mais plus de violences aux personnes... La lutte contre la délinquance dans notre pays n'est pas une complète réussite, loin de là. Est-ce que c'est aussi l'échec d'un certain Nicolas Sarkozy ?


Nicolas Sarkozy a tout fait pour incarner la sécurité, ça a toujours été son terrain de prédilection. C'est sur ce thème qu'il a fondé sa candidature en 2007. Souvenons-nous qu'il était question de "karchériser" les quartiers, de se débarrasser de la racaille. Souvenons-nous aussi que la société française n'avait pas été assez ferme, que si l'on excusait la violence, il fallait hélas s'attendre à la barbarie. Toutes ces paroles, Nicolas Sarkozy les a prononcées ces dernières années : l'insécurité, la délinquance ont toujours été son obsession. Et le discours de fermeté du ministre de l'Intérieur de l'époque avait séduit une grande partie de l'électorat puisque ce thème l'avait porté à l'Elysée, sauf que si le discours a été rassurant, eh bien il n'a pas fonctionné.

C'est ce que l'on constate année après année. Nicolas Sarkozy s'en est pris aux voyous, aux sauvageons, aux juges, aux policiers et en fin de compte, les atteintes aux personnes ne cessent d'augmenter. Ça n'a jamais baissé. Et vous savez, la délinquance la plus terrorisante pour nos concitoyens, c'est la violence aux personnes. Ce sont ce qu'on appelle les atteintes à l'intégrité physique et donc si l'on doit faire une sorte de bilan, depuis sept ans, depuis les années au ministère de l'Intérieur, depuis la présidence de la République, eh bien ce n'est pas son idée fixe sur la sécurité qui est à mettre en cause, c'est son inefficacité.

Cela veut dire en clair que Nicolas Sarkozy est impuissant face au phénomène ?


Tout le monde est impuissant face à la violence gratuite. Tout le monde ! C'est pour ça que lorsque Brice Hortefeux demande aux forces de l'ordre de mettre un coup de collier, on dit que c'est un peu déplacé comme remarque. On sait très bien que l'on ne peut pas lutter contre la délinquance sans les effectifs qui vont avec. La décision du non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux d'ici à 2012 va conduire 3.500 gendarmes et 6.000 policiers à quitter leur fonction.


Est-ce qu'il y aura de nouveaux policiers ? On a vu que les pauvres cadets de la République ont failli faire les frais de la gestion budgétaire. Et puis malgré les finances désastreuses du ministre de l'Intérieur, on nous dit maintenant qu'on va ajouter des caméras de surveillance, on va passer de 20.000 à 60.000 d'ici à 2011. Ça devait déjà être fait en 2009 ! Tout ça, c'est du rafistolage. Pour chasser les délinquants, il faut des hommes, il en faut dans les forces de l'ordre, il en faut dans les tribunaux pour que les peines soient plus immédiatement appliquées, sinon, eh bien la violence aux personnes aura encore de beaux jours devant elle.


Malgré ces mauvais chiffres, Alba Ventura, la sécurité reste tout de même l'un des principaux piliers de la politique du président ?


Le thème de la sécurité, c'est ce qui fonde sa stratégie. Même si d'ailleurs Nicolas Sarkozy en a moins parlé au plus fort de la crise, il s'est toujours soucié de faire quelques petites piqûres de rappel comme le discours "le plan contre la délinquance" qu'il a prononcé au mois de mai à l'Elysée, c'était juste avant les élections européennes du mois de juin.


Les experts autour de Nicolas Sarkozy savent que ce qui fabrique du vote, ce qui incite à mettre son bulletin dans l'urne, ce ne sont pas des éléments économiques et sociaux sinon Schröder et Jospin auraient élus, NON. Ce qui fabrique du vote, c'est la sécurité, c'est l'immigration. Ce sont ces sujets régaliens et Nicolas Sarkozy n'a jamais, jamais abandonné ces thèmes-là et c'est de cette manière qu'il a, siphonné entre guillemets, une partie de l'électorat Front National au moment de la présidentielle.

Le paradoxe, c'est que même si les chiffres de la délinquance ne sont pas bons, il reste le plus crédible. Car les Socialistes, à part deux ou trois, ne font pas le poids. Et même s'il ne réussit pas, eh bien Nicolas Sarkozy n'est pas affaibli. Nicolas Sarkozy surfe là-dessus, sur une fausse réussite peut-être même une imposture. Combien de temps cela peut-il durer ?


Auteur : Alba Ventura RTL info 20 août 2009



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mercredi 2 septembre 2009

Affaire de Villepin: Procès politique pour éliminer un adversaire ?

Indépendance de la justice. Un bien grand mot. Il n'en reste pas moins que l'affaire de Villepin, ne l'appelons plus Clearstream qui sera jugé sous peu permet de créer un effet amplificateur sur ce que pourrait être la justice soumise au bon plaisir du parquet. L'absence de retenu du président de la république, son implication directe dans le dossier formellement ou non, nous laisse imaginer ce que serait une justice refaçonnée par les orientations définies par le rapport Léger et en particulier, la plus polémique celle sur la suppression du juge d'instruction.

En lisant l'Express, on peut bien comprendre les raisons de l'erreur de timing qu'a commis Nicolas Sarkozy en permettant une certaine simultanéité entre cette réforme voulue de la justice, et le procés Villepin-Clearstream. L'omni-président sait qu'il ne peut se permettre de se laisser déborder dans son camp par un concurrent tel que Villepin, dans la course de 2012 à laquelle il ne veut pas se présenter (dixit lui-même), surtout à l'approche de régionales auxquelles ce concurrent pourrait se présenter.

Dominique de Villepin: "Je veux offrir une alternative"



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nous sommes dans une situation inédite et malsaine. Garant de l'indépendance de la justice, le président de la République n'a pas à donner son opinion sur une affaire judiciaire en cours. A fortiori, il est inconcevable qu'il le fasse, directement ou indirectement, dans une affaire qui le concerne personnellement. Certes, le président est partie civile, mais ce n'est pas une partie civile comme les autres. Il pèse sur le dossier de tout son poids institutionnel : il a autorité sur le parquet, il appartient au Conseil supérieur de la magistrature et plusieurs de ses ministres sont témoins ou partie civile. L'un de ces témoins est même garde des Sceaux. Pour éviter la confusion des genres, il aurait dû faire preuve d'une grande retenue, alors que chacun sait qu'à l'Elysée ce dossier a bénéficié d'une attention toute particulière.
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De même, ne sous-estimons pas le malaise français, qui touche à la fois la politique, la société et l'Etat. La confusion est aggravée par les dérives de l'hyperprésidence, où une réforme chasse l'autre, dans l'urgence et sous le coup de l'émotion. Mais avec quelle vision d'ensemble et pour quels résultats ? Ainsi, on a raison de poser la question des bonus, mais ne négligeons pas les deux questions centrales de la répartition des richesses, entre le capital et le travail, et la panne du crédit aux entreprises comme aux particuliers.

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Ce qui m'inquiète, c'est la fragilisation de notre modèle républicain. Notre idéal d'une république fraternelle, unie et indivisible ne doit pas céder la place à un système politique fondé sur les divisions, les rapports de force et les intérêts particuliers. Je suis frappé par la récurrence d'un raisonnement à la fois simplificateur et moralisateur, qui consiste à opposer en permanence les bons et les méchants et à faire de la stigmatisation et de la punition les axiomes de la vie publique

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Pour ma part, je vois deux grands chantiers à mener. Le premier, c'est celui de la réforme de l'Etat, qui vit un profond malaise. Je crois qu'il faut une réforme globale de nos administrations, qui traite non seulement la question des collectivités locales, mais aussi celle des missions de l'Etat central et celle de la fonction publique. Le second chantier, c'est celui du financement de notre protection sociale. La crise a démontré son immense utilité. Basculons sur l'ensemble des revenus les charges qui pèsent sur les seuls salaires. Démontons la machine à exclure qui affecte particulièrement les jeunes et les seniors.

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A cet égard, le rôle du Parlement est essentiel et les efforts de Jean-François Copé pour promouvoir les initiatives de la majorité parlementaire vont dans le bon sens. Nous avons besoin de garde-fous. Or, tout repose sur la vertu du président lui-même. Les prédécesseurs de Nicolas Sarkozy avaient une conception de leur fonction qui les conduisait à se fixer des limites, prenant en compte l'exigence de sérénité, le rôle d'arbitre, la possibilité d'un recours. Protégeons les dirigeants contre eux-mêmes, en encadrant mieux les pouvoirs.

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La politique américaine en Afghanistan est dans l'impasse, et nous n'avons pas suffisamment joué notre rôle en renonçant à une révision stratégique profonde. J'avais insisté auprès de Jacques Chirac, avant la fin de sa présidence, pour que nous amorcions un désengagement de nos troupes, en particulier des Forces spéciales.

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Il est important, au sein d'une famille, de préserver la réflexion, le débat et la proposition. Toute réforme suppose un patient travail d'explication pour rassembler et lever les peurs. Fort de mon expérience, je veux offrir une alternative à la politique qui est menée.

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Heureux qui comme Ulysse